Cécile de Jaunay-Clan (Vienne)

Cécile de Jaunay-Clan (Vienne)

Mais c’est là que commence la Tâche, pour qui l’accepte : il ne suffit pas d’avoir touché du doigt la Force, la Lumière Vive, la Joie, encore faut-il l’installer dans le «petit temps». Il en va de la Vie comme de l’Amour -et pour cause, puisque c’est la même chose- : tomber amoureux est facile : ça nous arrive comme malgré nous, c’est un état qu’il nous semble «subir», comme venu d’ailleurs, hors de nous. Mais il ne s’agit pas d’en rester là, sans quoi il s’use, s’abîme, et on l’oublie. Pour passer à l’Amour, alors commence le travail, la construction qui demande vigilance et rigueur, volonté et persévérance. La moisson en est incomparablement plus riche et bénéfique, à la mesure des efforts fournis. Effort ne rime pas toujours avec souffrance. Au contraire. Plus cette «discipline» devient un réflexe, plus il en ressort de Joie, de plénitude.

 

Ainsi, je me sens à un seuil. La Vie m’a fait goûter aux fruits de la moisson, et m’a offert les graines pour mes premières semailles. Au boulot ! Je ne sais pas encore quoi en faire, comment planter, ni où, mais il me faut faire confiance, comme ma Vie me fait confiance : elle distribue toujours la Tâche au moment où l’on est prêt à l’accomplir…

 

Le Camino n’est qu’une étape, un pas sur le Chemin. De ce qui semble une parenthèse dans une vie, il faut faire le terreau d’une Vie plus pleine et plus «vécue», une Vie où l’on s’enracine non plus comme une «victime» des éléments extérieurs mais comme le catalyseur qui transforme la matière brute en objet, et les aléas en évènements : devenir l’artisan qui transforme, invente, construit, emboîte et met en mouvement les mécanismes distincts qui sans son intervention ne seraient que des choses informes, des accidents dépourvus de sens.

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Philippe de Berlin

Philippe de Berlin

Comme toi, j´ai connu des sommets que je rêvais d´atteindre

Et suis tombé dans des gouffres impossibles à remonter.

Comme toi, j´ai connu des déserts dont je ne voyais pas le bout

Et des oasis qui semblaient la fin des voyages ;

Mais je n´ai toujours pas trouvé, la clé qui est en nous…

 

Bien sûr, pour certains il y a eu le Chemin de Saint-Jacques :

Il avait la puissance sereine des choses éternelles et la fragilité de ces moments éphémères

que l ´on voudrait retenir;

Il était tout ce que j´avais en moi : La force et le manque.

 

Il était l´émerveillement, la récompense d´une recherche inconsciente, mais il réveillait aussi ce dont mon cœur avait le plus besoin pour s´abandonner dans cette éternité qu´est notre vie:

L´Amour en partage, l`Amour universel.

 

Oui, c´est en donnant que l´on reçoit,

C´est en s´oubliant soi-même que l´on se retrouve.

 

Arrivé au but supposé, à Compostelle, j´ai marché vers un tombeau vide, un temple de pierre…et j´ai eu la confirmation que le véritable sanctuaire est le cœur de l´Homme.

Le Chemin ne s´est donc pas terminé à Saint-Jacques ; non, les derniers pas de ce voyage furent les premiers d´un autre voyage…

 

En fait, Camino ou non, nous avons tous la même quête!

« All we need is Love », n´est-ce pas?

 

Notre vie nous révèle combien nous sommes fragiles; alors, n´ayons pas peur les uns des autres.

Apprenons à aimer nos échecs et nos regrets.

Et même quand tout semble aller mal rien n´est jamais perdu

Tout change, tout évolue…

 

Bon, il ne suffit pas que le jour se lève

Encore faut-il transformer l´aube en un jour nouveau.

Bien sûr, il nous faudra du cœur et du courage

mais tout est possible à notre (tout) âge.

Si nous avons la force et la foi

le bonheur est à portée de nos doigts.

 

Alors, fini de voir des sourires faux comme des mirages,

Il est temps d´en reconnaître qui t´emmèneraient n´importe où…

 

Ma chère, mon cher

Suis ta lumière et ta foi

Si tu peux, cherche encore plus fort

Et si jamais tu te perds

Je serai là, je serai là pour t´aider

à retrouver ton Chemin de vie…

 

Toi qui lis ces lignes, je te dédie ce texte.

Tu vois, nous sommes déjà réunis en cet instant.

C´est déjà un premier pas,

Tous pensent à toi en ce moment, tu le sens?

 

Je t´embrasse…