Pèleriner confiné

Jeudi 19 Mars 23:32
Pèleriner confiné


Une proposition de l’association Constellations Saint-Jacques
Beaucoup de pèlerins de Compostelle rêvent de
 » mettre leurs pas dans les pas des pèlerins médiévaux « .
Le confinement imposé à cause du coronavirus signe une crise grave.
Il offre aussi des opportunités.
Jean Geiler de Kaysersberg, prédicateur strasbourgeois du XVe siècle,
en proposait une pour le Jubilé de 1500 à Rome.
Pèleriner dans sa chambre si l’on ne peut pas prendre la route. La Fondation David Parou Saint-Jacques ouvre la Constellation des pèlerins médiévaux pour une première étape avec Jérôme Munzer.
Il quitte Nuremberg le 2 août 1494. Puisse le pèlerinage proposé en sa compagnie distraire tous ceux qui marcheront avec lui.
Voici une première étape.

Nous nous efforcerons de vous en proposer une chaque jour, comme le font les pèlerins à moins que d’insidieuses ampoules ou une tendinite persistante ne leur impose quelque repos.

Péleriner confiné – étape n°1  
Jérôme Münzer part précipitamment de Nüremberg en 1484 et 1494



Depuis longtemps, Jérôme Münzer avait pour projet de « s’exposer aux voyages sur terre et sur mer, d’enquêter sur les sites, les lieux et les illustres personnages », un projet mis à mal par son installation comme médecin à Nüremberg et son mariage.
Mais, écrit-il « cinq ans après avoir achevé mon doctorat à la faculté de médecine de Pavie, c’est-à-dire en l’an de grâce 1484, alors que l’épidémie se renforçait dans Nuremberg, ce grand carrefour commercial de la Germanie supérieure où, grâce à la bienveillance de la Fortune, je m’étais installé en qualité de médecin et, comme je n’étais pas sans une certaine crainte de la contagion, ayant remarqué que celui qui avait le moins de chances de mourir à la guerre ou de la peste était celui qui ne s’y exposait pas, je me proposai de prendre la fuite ».
Il retourne en Italie pour quelques mois et, dit-il « je regagnai Nuremberg le 24 janvier de l’année du Salut 1484, en parfait état de santé, et j’y trouvai mon épouse et ma famille saines et sauves ainsi que toute ma maison ».
Dix ans plus tard, récidive :
« Par la suite, l’année du Salut 1494, au commencement d’une nouvelle épidémie de peste, je voulus avoir recours à mon vieux remède, la fuite ; après réflexion, cette fois, je choisis certains nobles jeunes gens, fils de riches marchands, qui parlaient italien et français ». Là il va beaucoup plus loin, à la fois pèlerin et voyageur. Et bien sûr, ses pas le mènent à Compostelle.
 
La suite demain
19/03/2020 Denise Péricard-Méa

Apparition de saint Jacques à Paris

Apparition de Saint Jacques à la bataille de Clavijo

Oeuvre de Giambattista Tiepolo (Venise 1696 – Madrid 1770)

Retable réalisé par l’artiste vénitien pour la chapelle de l’Ambassade d’Espagne à Londres, représentant un épisode légendaire de la Reconquista des territoires espagnols envahis par les musulmans.

JAJA 2018

Sur la Via Turonensis,
rassemblement annuel des pèlerins d’Aquitaine

Ce premier weekend de mai près de 300 pèlerins de Saint-Jacques se sont rassemblés à Saintes pour les rituelles J.A.J.A. . Les Journées des Associations Jacquaires d’Aquitaine 2018 avaient pour premier objectif de réunir toutes les associations de la nouvelle grande région : La Nouvelle Aquitaine.

À la découverte d’une ville romaine et romane, tel était le thème du programme concocté par l’association saintaise des Chemins de Saint-Jacques en Charente-Maritime.

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statue de saint jacques bénie le 6 mai 2018 destinée au refuge st Eutrope de Saintes

Au cours de la messe dominicale paroissiale, une nouvelle statue de Saint-Jacques a été bénie, elle a vocation à encourager les pèlerins qui passeront au refuge associatif Saint-Eutrope.
Cliquez ICI pour lire l’Homélie du père Jean-Baptiste Tison

Les pèlerins de Saint-Jacques savent qu’il ne faut pas  faire la moitié du chemin.

 

Lu sur le site de LA CROIX

Comment vivre l’après-chemin de pèlerinage

Par Arnaud Bevilacqua , le 04/03/2018 à 16h20

Un collectif a organisé un week-end, du 2 au 4 mars, intitulé « Après le Chemin, vivre autrement ? », à l’abbaye de Ligugé près de Poitiers, à destination des randonneurs ou pèlerins.

ZOOM 

Chemins d’Assise, de Rome, du Mont-Saint-Michel, du Tro Breiz ou bien sûr de Saint-Jacques-de-Compostelle, les randonneurs et les pèlerins plébiscitent chaque année ces chemins de pèlerinage. Croyants ou non, ils expérimentent une forme de dépouillement. C’est pour réfléchir sur la manière de se servir de cette expérience qu’un collectif formé d’un pasteur, Thomas Constantini, d’un prêtre, le père Jérôme de la Roulière et d’un laïc, Jean-Jacques Pagerie, ont créé un week-end de rencontres.

 

Les évêques demandent une « hospitalité chrétienne » sur le chemin de Compostelle

 

« Après le Chemin, vivre autrement ? »

Après une première édition à Poitiers, l’an passé, la seconde s’est tenue, du 2 au 4 mars, à l’abbaye Saint-Martin de Ligugé (Vienne), en présence de Mgr François Favreau, évêque émérite de Nanterre. « Ce week-end s’inscrit dans un contexte de mise en place progressive d’une pastorale à destination des randonneurs, parfois loin de l’Église, et des pèlerins qui ont marché sur les différents chemins », assure Jean-Jacques Pagerie. Cette proposition, avec des marches, temps de silence, des conférences ou encore des soirées sur le sens de la vie, qui a rassemblé plus de 30 participants, contre une grosse dizaine l’année dernière, espère attirer une centaine de personnes en 2019.

En 2015, les évêques français et espagnols du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle avaient publié ensemble, une première lettre pastorale qui visait à redonner le sens spirituel du Camino. Ils constataient que sur cette route empruntée par des milliers de pèlerins, pour 70 % non croyants ni pratiquants, « beaucoup d’entre eux sont secrètement à la recherche de quelque chose qui les rende meilleurs et les enrichisse, de quelque chose qui les unisse ».

« Le Chemin continue jour après jour dans notre vie quotidienne »

L’enjeu est également de bien vivre l’après chemin de pèlerinage. C’est ce qui a conduit Guillaume Dequet, 26 ans, qui a arpenté les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle l’an dernier, a participé au week-end. « Il est essentiel de se nourrir de l’expérience des autres pèlerins, confie-t-il. Je suis rentré en me demandant comment donner du sens à ma vie. J’ai la conviction que le Chemin continue jour après jour dans notre vie quotidienne. »

Les nouveaux chemins de pèlerinage

La problématique de l’après-chemin, Gaële de la Brosse, écrivaine et journaliste au magazine Pèlerin, la connaît bien pour avoir sillonné de nombreuses routes. Lors du week-end, elle a animé une table ronde sur le thème « Comment intégrer les valeurs du chemin au quotidien ? ». « Souvent, en rentrant, on connaît une période de blues, explique-t-elle. Il faut parvenir à intégrer ce qu’on a vécu pour l’appliquer au pèlerinage de la vie. Sur le chemin, on marche vers un but et par conséquent ce qui nous arrive a un sens, même les difficultés que l’on doit traverser. Or, on peut vivre la vie de la même manière. »

Pour bien vivre l’après, une question qui taraude toujours randonneurs et pèlerins, plusieurs pistes existent pour poursuivre son expérience comme de devenir soi-même hospitalier, faire une retraite ou s’engager, pour ceux qui sont intéressés pour découvrir ou redécouvrir la foi chrétienne, dans un parcours Alpha.