Saint-Benoit-sur-Loire

Aux environs de 672, les moines de Fleury (30 km d’Orléans) transfèrent les reliques de Saint Benoit en  leur monastère des bords de Loire. La crypte contient toujours les précieux ossements. A l’abbaye, les bénédictins accueillent les pèlerins qui, au départ de Vézelay, souhaitent rejoindre la via Turonensis à Orléans. De sanctuaires en sanctuaires, ils peuvent faire mémoire de la vie des saints.st benoit sur LoireLa basilique est devancée par une tour-porche unique en son genre. En extérieur les chapiteaux  du porche du XIème siècle foisonnent notamment des scènes de l’apocalypse, des scènes du premier testament et de la vie de St Martin.

Dans la basilique, six fois par jour les moines se retrouvent dans les stalles (réalisées en 1413) pour chanter les louanges de Dieu.

relique st benoit

Tombeau de Saint-Benoit patriarche des moines d’occident et Père de l’Europe

 

 

 

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Cécile de Jaunay-Clan (Vienne)

Cécile de Jaunay-Clan (Vienne)

Mais c’est là que commence la Tâche, pour qui l’accepte : il ne suffit pas d’avoir touché du doigt la Force, la Lumière Vive, la Joie, encore faut-il l’installer dans le «petit temps». Il en va de la Vie comme de l’Amour -et pour cause, puisque c’est la même chose- : tomber amoureux est facile : ça nous arrive comme malgré nous, c’est un état qu’il nous semble «subir», comme venu d’ailleurs, hors de nous. Mais il ne s’agit pas d’en rester là, sans quoi il s’use, s’abîme, et on l’oublie. Pour passer à l’Amour, alors commence le travail, la construction qui demande vigilance et rigueur, volonté et persévérance. La moisson en est incomparablement plus riche et bénéfique, à la mesure des efforts fournis. Effort ne rime pas toujours avec souffrance. Au contraire. Plus cette «discipline» devient un réflexe, plus il en ressort de Joie, de plénitude.

 

Ainsi, je me sens à un seuil. La Vie m’a fait goûter aux fruits de la moisson, et m’a offert les graines pour mes premières semailles. Au boulot ! Je ne sais pas encore quoi en faire, comment planter, ni où, mais il me faut faire confiance, comme ma Vie me fait confiance : elle distribue toujours la Tâche au moment où l’on est prêt à l’accomplir…

 

Le Camino n’est qu’une étape, un pas sur le Chemin. De ce qui semble une parenthèse dans une vie, il faut faire le terreau d’une Vie plus pleine et plus «vécue», une Vie où l’on s’enracine non plus comme une «victime» des éléments extérieurs mais comme le catalyseur qui transforme la matière brute en objet, et les aléas en évènements : devenir l’artisan qui transforme, invente, construit, emboîte et met en mouvement les mécanismes distincts qui sans son intervention ne seraient que des choses informes, des accidents dépourvus de sens.

Philippe de Berlin

Philippe de Berlin

Comme toi, j´ai connu des sommets que je rêvais d´atteindre

Et suis tombé dans des gouffres impossibles à remonter.

Comme toi, j´ai connu des déserts dont je ne voyais pas le bout

Et des oasis qui semblaient la fin des voyages ;

Mais je n´ai toujours pas trouvé, la clé qui est en nous…

 

Bien sûr, pour certains il y a eu le Chemin de Saint-Jacques :

Il avait la puissance sereine des choses éternelles et la fragilité de ces moments éphémères

que l ´on voudrait retenir;

Il était tout ce que j´avais en moi : La force et le manque.

 

Il était l´émerveillement, la récompense d´une recherche inconsciente, mais il réveillait aussi ce dont mon cœur avait le plus besoin pour s´abandonner dans cette éternité qu´est notre vie:

L´Amour en partage, l`Amour universel.

 

Oui, c´est en donnant que l´on reçoit,

C´est en s´oubliant soi-même que l´on se retrouve.

 

Arrivé au but supposé, à Compostelle, j´ai marché vers un tombeau vide, un temple de pierre…et j´ai eu la confirmation que le véritable sanctuaire est le cœur de l´Homme.

Le Chemin ne s´est donc pas terminé à Saint-Jacques ; non, les derniers pas de ce voyage furent les premiers d´un autre voyage…

 

En fait, Camino ou non, nous avons tous la même quête!

« All we need is Love », n´est-ce pas?

 

Notre vie nous révèle combien nous sommes fragiles; alors, n´ayons pas peur les uns des autres.

Apprenons à aimer nos échecs et nos regrets.

Et même quand tout semble aller mal rien n´est jamais perdu

Tout change, tout évolue…

 

Bon, il ne suffit pas que le jour se lève

Encore faut-il transformer l´aube en un jour nouveau.

Bien sûr, il nous faudra du cœur et du courage

mais tout est possible à notre (tout) âge.

Si nous avons la force et la foi

le bonheur est à portée de nos doigts.

 

Alors, fini de voir des sourires faux comme des mirages,

Il est temps d´en reconnaître qui t´emmèneraient n´importe où…

 

Ma chère, mon cher

Suis ta lumière et ta foi

Si tu peux, cherche encore plus fort

Et si jamais tu te perds

Je serai là, je serai là pour t´aider

à retrouver ton Chemin de vie…

 

Toi qui lis ces lignes, je te dédie ce texte.

Tu vois, nous sommes déjà réunis en cet instant.

C´est déjà un premier pas,

Tous pensent à toi en ce moment, tu le sens?

 

Je t´embrasse…

A propos du donativo

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fête à Melle

En préambule, il me parait important de préciser que [celui] qui a ouvert sa maison aux pèlerins, considère cette forme d’accueil comme une grâce accordée par Dieu [1].
J’avoue que cette revendication a pesé dans l’élaboration de mon positionnement.
En définitive, voici modestement ma façon de voir les choses !
Donativo signifie « don » en espagnol, la plupart du temps traduit en français par libre participation aux frais.
Pour l’accueillant, il s’agit d’offrir l’hospitalité  : par la nature même de cet acte gracieux, le pèlerin est libre de recevoir ce don sans aucune contre-partie.
Pour l’accueilli, cette liberté revêt des formes multiples : il accueille simplement et naturellement cette disposition bienveillante ( ce qui est parfaitement légitime compte tenu de l’intention de son hôte), mais il peut aussi prendre la liberté et la responsabilité de participer financièrement en fonction de ses possibilités.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas afficher l’ information ci-dessous dans le refuge ?
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Donativo
Si tu veux répondre stricto sensu, et tout à fait légitimement d’ailleurs, à l’hospitalité offerte gracieusement par ton hôte, ou si tu confonds donativo et gratuité par méconnaissance du concept, ne mets rien dans la boîte.
Si tes possibilités sont modestes, mais que tu veux néanmoins apporter ta contribution, permets-toi de laisser peu.
Si tes moyens financiers le permettent, mais si pour une raison ou pour une autre, tu estimes que l’anonymat de ce geste t’autorise à minorer ta participation, fais comme bon te semble.
Si tes moyens financiers le permettent et que tu souhaites donner en évaluant au plus juste le coût généré par ton accueil, n’hésite pas à le faire.
Si tes moyens financiers le permettent et que tu désires aider les moins nantis en participant davantage, sois remercié pour ta solidarité.
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Ces propos ne se veulent ni moralisateurs, ni voués à tirailler les consciences ou susciter la culpabilité, ils sont donnés à titre d’information par un hospitalier dont l’expérience et la réflexion l’incitent à souligner ce point : tout acte de liberté, celui du donativo y compris, possède son versant de responsabilité, ne serait-ce que pour que ce système, que beaucoup considèrent comme étant l’un des piliers de ce que d’aucuns appellent l’Esprit du Chemin, puisse perdurer le plus longtemps possible !
Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à me contacter ici :
musiajp@gmail.com

[1] [ Est-ce une grâce, un don, voire un charisme ? Toujours est-il que le fait d’avoir des revenus de salariés puis de retraité qui permettent sans trop compter de recevoir les pèlerins est un cadeau de la vie. Comme d’autres, il peut m’arriver de pester après celui qui manifestement à les moyens de laisser un peu plus…. Si je devais persister dans de telles réactions autant choisir d’entrer dans une relation commerciale ou de cesser cette activité. Une activité tellement enrichissante qui me permet de me convertir (dirait Jean-Pierre) chaque jour aux réalités de ceux qui croisent ma route.

Pour éviter toute tentation, sur les conseils de Leonard, je m’impose de ne relever la caisse qu’une fois par semaine.

Il faut aussi avouer que cette politique du Donativo, facilite un faible engagement vis à vis du pèlerin. Je me sens libre d’oublier un peu de vaisselle dans l’évier, de ne balayer qu’ne fois par semaine, et de compter sur le passage hebdomadaire de la femme de ménage pour faire à fond les sanitaires, et même d’abandonner le refuge aux pèlerins (si je n’ai trouvé aucun hospitalier pour me relayer) lorsque je crois avoir mieux à faire ailleurs.
Un luxe, une liberté autorisés par la naturelle responsabilité et le faible effectifs des pèlerins empruntant la Via Turonensis. Si quelques-uns osent, très rarement, exprimer quelques remarques, ils peuvent sans trop  de scrupules laisser un peu moins dans la boite réservée à recevoir leur participation aux frais.

Bref, je ne me sens jamais esclave du pèlerin… ce qui en fonction de mes pauvres variations d’humeurs me permet sans trop d’efforts à peut être un peu plus d’attentions. et de disponibilité pour un partage réciproque sur l’essentiel du jour…. ]
jjpagerie@orange.fr

 

 

 

à la Une, des blogs de pèlerins en marche !

http://benzzlightyear.weebly.com/video.html – journaliste de TV parti de Bruges, de passage à Melle le 6 juin 2017, chaque jour Benny produit une vidéo en anglais « ONE FOOT IN FRONT OF THE OTHER ONE »

http://dufauteuilauphenix.blogspot.fr/  Le blog de l’année 2017. La Nouvelle Aquitaine est aujourd’hui traversée par Alain Dounamia. Ce dernier vient de Paris et se dirige vers Saintiago. Alain est atteint d’une sclérose en plaques.

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